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 il n’y a pas de moments ordinaires. freja

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MessageSujet: il n’y a pas de moments ordinaires. freja   Jeu 22 Jan - 21:34




il n’y a pas de moments ordinaires.




Le sport, c’est plus qu’essentiel pour moi. Je n’ai pas toujours été une grande sportive. J’étais plus le genre à regarder le sport à la télé, affalée dans le canapé avec un paquet de chips. Le temps a passé, et j’ai bien changé. Telle que je suis aujourd’hui, je ne peux pas passer une journée sans rien faire. Il faut dire qu’en tant que journaliste, avoir une bonne condition physique est essentiel, j’irais même plus loin en disant que c’est indispensable. Toutefois je suis plus adepte du sport en salle qu’en extérieur, je ne sais d’ailleurs pas pourquoi. Le vélo elliptique, c’est vraiment ce que j’aime. Je pourrais en faire des heures sans m’arrêter. J’aime bien boxer un peu aussi. J’ai fait du judo quand j’étais en foyer. Grâce à ce sport, j’ai appris à me contrôler, à rester calme. Et puis, soyons honnête, c’est quand même pratique en cas d’agression. Bon, assez parler du passé.

Je me suis levée de bonne heure et de bonne humeur, en ce matin de janvier. J’ai rassemblé mes cheveux dans une queue de cheval avant d’aller vers la cuisine. J’ai fait environ cinq fois le tour pour savoir ce que j’allais avaler dès le réveil. Je sentais mon estomac s’impatienter. Donc le temps de me décider, j’ai pris un grand verre de lait. C’était mon rituel, un verre de lait tous les matins. J’ai finalement opté pour une pomme. Original, je sais. Je vous ai précisé que j’ai un grand sens de l’humour ? Mais je vous rassure, je n’ai pas le melon, pas encore du moins. Je suis très humble, très modeste. Ma petite carapace de tortue cache un cruel manque de confiance en moi. J’ai pris la direction de la salle de bain pour me brosser les dents. J’ai détaché et coiffé mes cheveux dans un chignon tout simple, mais tellement pratique pour faire un peu de sport. J’ai pris un short, un débardeur et un sweat dans ma commode, le tout avec une paire de basket et hop, me voilà partie vers le complexe sportif.

Comme n’importe quel sportif qui se respecte, j’ai décidé d’y aller à pieds. Et puis, j’adoooore marcher, vraiment. Je pourrais marcher des jours. Un tour du monde en marchant, ça pourrait être drôle, non ? Bon sauf quand il faut traverser les océans. Il faudrait que j’ajoute ça à mes futurs projets. Je suis donc arrivée au complexe sportif, à dix heures du matin, environ. Je me suis directement dirigée vers le vélo elliptique. J’en profitais pour regarder la télé, positionnée juste en face de moi. La salle était vide, enfin presque vide. Nous étions que deux ou trois à transpirer. Au bout d’une demi-heure, j’ai décidé d’arrêter. Je voulais faire une pause face au punching ball avant de reprendre. J’avais bien besoin de me défouler un peu. J’ai donc enfilé mes gants avec hâte, tout en sautillant, puis j’ai commencé à taper. Des fois, je me surprenais moi-même de ma force. Mieux vaut ça que l’inverse me direz-vous.

love.disaster
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MessageSujet: Re: il n’y a pas de moments ordinaires. freja   Sam 24 Jan - 21:26

Il n’y a pas de moments ordinaires
CHARLIE ∞ FREJA


Cela faisait quelques mois maintenant que Freja était arrivée à Gisborne, et elle commençait à trouver le temps long. Elle tournait en rond comme une lionne en cage. La grande villa était paisible, en effet elle était la seule qui n’avait pas eu à se lever, les démarches administratives pour la fac n’étant pas encore terminée. Dans le silence parfait, tout paraissait un peu irréel. Elle ne se sentait pas encore chez elle dans cette demeure trop grande, trop vide de souvenirs. En culotte et débardeur-elle s’en fichait vu qu’elle était seule-, elle se traîna vers la cuisine et attrapa une pomme, qu’elle croqua en se laissant tomber sur un des tabourets du grand comptoir qui trônait au milieu de la pièce. Elle faisait tourner le fruit dans ses mains, s’improvisant jongleuse du matin, et songeait à ce qu’elle pouvait bien faire de sa journée.

Elle croqua une nouvelle bouchée dans le fruit sucré, et observa… La télé se présentait à elle comme des friandises à un enfant. Elle secoua la tête, elle n’avait fait que végéter depuis son déménagement… Elle avait été courir, tous les deux jours, mais ça ne lui suffisait plus. Elle avait le même discours qu’une droguée, mais le sport était tout autant addictif pour elle que ses clopes ou ses joints. A Moscou, elle s’entraînait tous les jours, dans une petite salle de son quartier. C’était son exutoire, son défouloir, son lieu à elle, sa cachette secrète. Cette salle était gérée par un monsieur très grand, très fin, monsieur Aleksei, qui l’avait entraînée à ses débuts, quand elle déversait sa colère et sa tristesse en cognant dans les sacs après la mort de son père. Elle secoua la tête avant de se laisser envahir par la tristesse. Elle visa la poubelle et y jeta le reste de sa pomme avant de partir se préparer.
Une queue de cheval faite à la va vite relevait ses longs cheveux fins et dégageait sa nuque, elle enfila un débardeur gris, et parti à la recherche d’un jogging, le sien ayant mystérieusement disparu depuis qu’elle avait ouvert tous ses cartons dans un joyeux bordel organisé. Elle finit par en trouver un au fond d’une corbeille, trop large pour elle de plusieurs tailles, appartenant à l’un des hommes de la maison d’après l’odeur peu fraiche qui en émanait. Elle l’enfila malgré tout –de toute façon, il n’y a avait rien de mieux- et le serra au maximum autour de ses hanches pour éviter qu’il ne tombe, et elle sortit de l’appartement en courant presque, tellement elle avait hâte. D’après google maps, la salle la plus proche de chez elle n’était qu’à quelques rues, et elle sentait l’adrénaline dans ses veines au fur et à mesure que ses pas la rapprochait du lieu.

Elle entra dans la salle où les gros sacs d’entraînements étaient pendus. Elle allait s’échauffer, faisant augmenter son rythme cardiaque et chauffer ses muscles tout en s’impatientant de pouvoir enfin se défouler. Elle avait presque fini lorsqu’une blonde arriva, avec autant d’impatience qu’elle, et se mit à frapper l’un des sacs avec une force insoupçonnable pour son gabarit. Freja sourit et contrairement à ses habitudes, elle engagea la conversation. « C’est pas mal, mais tu frapperais plus fort si ton élan venait de tout ton corps et pas juste de tes bras. » Ca l’étonnait elle-même d’avoir été si avenante, mais c’était surement la nostalgie des conseils d' Aleksei qui l’avait fait commencer la conversation.


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MessageSujet: Re: il n’y a pas de moments ordinaires. freja   Ven 30 Jan - 16:03




il n’y a pas de moments ordinaires.




C’est pas mal, mais tu frapperais plus fort si ton élan venait de tout ton corps et pas juste de tes bras. Cette voix m’a stoppée net. Je me suis retournée avec un regard qui ne pouvait pas être qualifié de très agréable. Face à moi, une fille, à peu près mon âge, plus musclée mais pas forcément plus grande. Bon c’est bon, si ça dégénérait, j’avais une chance de me battre et de gagner. Je l’ai observée quelques minutes. D’où elle se permettait de juger ? Oui j’étais susceptible et n’aimais pas trop les réflexions, surtout de la part des inconnus. A moins que tu sois Mohammed Ali, garde tes conseils pour toi. lui ai-je répondu de façon assez froide. Si je voulais des conseils, je les demandais. Je me suis remise à frapper le punching ball, avec encore plus de force. Elle avait réussie à me vexer, presque à m’énerver. Quand j’ai besoin de me défouler, j’ai tendance à le faire aussi sur les gens, même si je peux vite regretter mes pensées. Dans certains cas non, mais dans cette situation en l’occurrence, elle n’avait pas voulu être méchante. J’étais une garce. Une fausse garce, parce que j’éprouvais vite des remords. J’ai arrêté mes coups pour me tourner vers elle. Excuse-moi, je n’ai pas été cool. lui ai-je dis avec un sourire. Impulsive mais pas méchante, je crois que c’est ce qui me correspond assez bien. Je m’appelle Charlie ! ai-je ajouté d’une voix enjouée. C’est fréquent que mes mots dépassent ma pensée, je ne suis pas une garce en vrai. Soulignez bien que je peux être bavarde, très bavarde. Je ne suis pas aigrie et enfermée sur moi-même. Je lui souriais. Tu comprends pourquoi je fais du sport, ça me défoule, et en règle général, ça m’évite d’être désagréable avec les autres. ai-je continué en riant. J’étais légèrement mal à l’aise, de lui avoir parlé comme je l’ai fait. La salle de sport était presque vide. C’était comme si on se retrouvait seules. Le bruit de la télé dans un coin de la pièce, de la radio dans un autre. Il n’y avait aucun moment de silence. Je commençais à m’impatienter. Je peux te laisser le punching ball, je vais reprendre le vélo si tu veux. lui ai-je proposé d’une douce voix. Après tout, elle n’avait pas à supporter mon sale caractère de fausse méchante.

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